PROBLEMATIQUE FONCIERE ET
AMENAGEMENT DES QUARTIERS PERIPHERIQUES
dans les VILLES africaines
Bamako - 17 Mars -21Novembrel
2008
Synthèse
des travaux
I.
Problematique de la planification urbaine et du foncier
en afrique
II.
Approche globale de l’amenagement du territoire et enjeux
methodologiques de la planification urbaine
III. Amenagement des quartiers peripheriques et enjeux fonciers
IV. Evolution comparée des filieres coutumieres de la gestion
fonciere urbaine en afrique
V. Extension urbaine et amelioration des quartiers
peripheriques : quelles strategies ?
VI.
Suivi de l’atelier
Problematique de la planification urbaine et
du foncier en Afrique
Constat
• Le processus de décentralisation en
Afrique cohabite avec une forte croissance urbaine « horizontale » avec concentration de population et d’activité
• Maîtrise du sol devient
de plus en plus difficile
• Dans les villes
africaines, la grande majorité de la population ne possède pas de droits sur le sol
où elle habite ou sur la terre qu’elle travaille : insécurité foncière
• L’occupation du sol précède
l’aménagement urbain
• La ville africaine se fait au jour le jour, sans plan, sans programme
sans contrôle
public apparent ou institutionnel mais non sans ingénierie
• Les extensions urbaines non maitrisées par les pouvoirs publics sont à la
base des
nombreux problèmes urbains
Recommandations
Etat
• Programmer et mettre en œuvre les opérations
d’aménagement urbain
- L’organisation urbaine par
« l’équipement » (la viabilisation qui polarise l’urbanisation)
- L’anticipation pour préserver la possibilité d’un
équipement futur
- Susciter un débat autour de la question
foncière qui implique tous les acteurs
Collectivités
- Acquérir et exercer les compétences de la
décentralisation
- Anticiper la croissance spatiale, planifier et
préserver l’avenir
- Renforcer la légitimité de la collectivité mais
aussi sa singularité
- Adopter une politique de bonne gouvernance
afin de mettre en confiance les populations
Approche globale de l’amenagement du territoire
et enjeux methodologiques de la planification urbaine
Constat
- Extension des villes au-delà des limites
fixées par les documents de planification urbaine (schémas directeurs, plans
directeurs...)
- Occupation des espaces urbains dans les villes
africaines se fait le plus souvent en violation des règles fixées par les
documents d’urbanisme
- Insuffisance voir absence de renforcement des capacités des acteurs
chargés de l’administration des villes
- Complaisance de certains gestionnaires urbains, éloignés des
exigences de bonne gouvernance
- L’absence de coordination entre acteurs institutionnels
intervenant sur la ville
Recommandations
Etat
- Diffusion et organisation de façon
régulière, de campagnes de sensibilisation et d’appropriation par les
acteurs de la gestion urbaine et par les usagers des villes, des divers
textes juridiques accompagnant la planification urbaine.
- Renforcement des capacités humaines et
opérationnelles des gestionnaires urbains
- Adopter une politique
de transparence dans la gestion des espaces urbains
- Avoir une stratégie partagée du développement territorial
Collectivités locales
- Dotation des collectivités locales en
documents d’urbanisme.
- Vulgarisation et application des textes
Amenagement des quartiers peripheriques et enjeux
fonciers
Constat
- Absence de plans et de schémas d’aménagement
dans des villes africaines
- Multiplicité des acteurs dans la gestion du
foncier
- Laxisme des pouvoirs publics face à la
spéculation foncière
- Manque de volonté politique des Etats dans
l’assainissement et la gestion du foncier
Recommandations
Etat
- Transfert effectif du pouvoir de gestion du
foncier aux collectivités locales
- Mettre au point des politiques de sécurisation
foncière transparentes pour réduire la spéculation foncière
Collectivités locales
- Développer l’intercommunalité
- Elaborer et mettre en œuvre des plans
d’aménagement et de gestion des terres urbaines et rurales.
- Adopter une politique de gestion foncière
transparente avec l’implication effective de tous les acteurs.
EVOLUTION COMPAREE DES FILIERES COUTUMIERES DE LA GESTION FONCIERE URBAINE
EN AFRIQUE
Constat
·
Impact de l’extension
urbaine sur la gestion coutumière du foncier
· Manque de solution
juridique tranchée pour la gestion foncière coutumière
·
Persistance des
coutumes (gestion traditionnelle de la terre)
·
Confrontaion du droit
positif et du droit coutumier dans les zones urbaines.
Recommandations
Etat
· Créer un cadre
d’échanges entre les différents acteurs (services techniques, collectivités
locales, propriétaires coutumiers, secteur privé et les populations)
· Respect des documents de planification urbaine
(application) élaborés de façon participative.
Collectivités
· Appropriation des
documents d’urbanisme élaborés
· Sensibilisation et
implication des structures sociales dans la gestion municipale
· Anticipation dans la
gestion des problèmes urbains
· Recherche d’autres
sources de financement pour l’élaboration et la mise en œuvre des programmes
urbains.
EXTENSION URBAINE ET AMELIORATION DES QUARTIERS PERIPHERIQUES :
QUELLES STRATEGIES ?
Constats
· Le développement des villes africaines soulève la
problématique du devenir des territoires urbains par rapport aux dynamiques
démographiques.
· L’Aménagement des quartiers appelle le
renouvellement des méthodes et des actions jusque là usitées dans le processus
de planification urbaine.
· La participation des populations est devenue
inévitable dans tous les processus du
développement urbain.
· Le développement des villes fait appel à la
formulation de stratégies adéquates
Recommandation
Etat
· Faire de l’aménagement du territoire un outil de
développement local.
· Articuler les méthodologies de développement urbain
autour des stratégies de prospective territoriale.
· Appuyer les projets de développement urbain initié
par des collectivités locales
Collectivités
· Mener les processus d’aménagement de quartiers selon
les principes de gouvernance
· Harmoniser les politiques de développement des
villes aux politiques nationales
d’aménagement du territoire.
· Nécessité pour chaque collectivité de se doter d’une stratégie de développement
découlant d’une vision partagée par tous
les acteurs (Etat, population, secteur privé, société civile, PTF ...)
Suivi atelier
· Compte rendu aux associations d’Autorités locales
des pays représentés.
· Lobbying auprès des Etats à envisager dans le cadre
de l’UEMOA et de la CEMAC d’une part et des autres pays francophones d’autre
part pour une prise en compte des résultats de l’atelier sur la problématique
foncière.
· Accéder à terme à une autonomie financière du CIFAL
Ouagadougou en vue d’une pérennisation de ses activités.
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